ENQUETE EXCLUSIVE – 2ème Partie – Les Dessous de la Véritable Histoire de BIMO et de la Famille Hamoudi !

Nous poursuivons les investigations sur la famille Hamoudi et avons pu remonter assez loin dans le temps pour vous livrer la véritable genèse de la Biscuiterie Bimo, et des intrigues menées par Amar Hamoudi pour s’accaparer des biens communs et de l’héritage familial issu du grand patriarche Hamoudi Amar Ben Ali.

Auteur : souhil.boughanem@protonmail.com

Hamoudi Amar Ben Ali est né en 1881 à Bou-Nouh dans le sud-ouest de la Wilaya de Tizi Ouzou et décèdera en 1945 à Boghni à 38 Km de la ville de Tizi-Ouzou. En 1907 il va d’abord se marier avec Benkaroun Hadjila décédée en 1968, puis en secondes noces en 1926 avec Lamrani Djouher, une femme plus jeune et qui avait ses faveurs, décédée en 1956.

C’est avec cette dernière qu’il passera le plus clair de son temps et c’est tout naturellement chez elle qu’il gardera tous ses secrets et tout son argent issu de ses terres et cultures.

De la première couche naitront deux filles Sadia et Fatima née respectivement en 1914 et 1918, ainsi que 3 garçons que sont Ahmed en 1909 décédé en 1986 sans descendance, Said, né en 1920 et décédé en 1983, sans descendance, et enfin Mohamed Akli, née en 1925 et père de 3 filles et 2 garçons que sont Hacène et Amar, l’actuel patron de BIMO.

Avec Djouher, sa seconde épouse, naitront deux filles, Tassadit et Aicha respectivement en 1928 et en 1933, ainsi que Mohand Said né en 1931 qui ne laissera aucune descendance, et enfin Arezki qui naitra en 1935 et qui sera père de 4 filles et 4 garçons que sont Rachid, Hakim, Hamid et Mohamed.

À son décès en 1945, Hamoudi Amar Ben Ali laissera une immense fortune, restée en indivision étant donné qu’aucun partage n’avait été prévu entre les héritiers. À cette date, les demi-frères issus du second mariage, Mohand Said et Arezki, n’avaient que 14 et 10 ans, alors qu’Ahmed, Said et Mohamed Akli, enfants de la première épouse, avaient tous atteint la majorité et s’étaient portés mandataires de leurs jeunes frères issus du même sang et portant le même nom.

Suite à un litige lié à l’argent laissé par Hamoudi Amar Ben Ali à sa jeune épouse, Ahmed va se disputer avec sa belle-mère Lamrani Djouher.

« Ahmed était hors de lui, sa belle-mère ne voulait rien entendre quant à lui remettre l’argent du père. Il va alors, dans un geste non-maitrisé, la pousser d’un mouvement de bras… La pauvre dame perdra l’équilibre et va tomber tête en premier dans les escaliers, ce qui va lui être fatal » nous affirme une vieille dame du village, jointe au téléphone.

Tragique accident ou homicide involontaire, la mort de Djouher va officiellement être classée comme simple accident, mais les rancœurs vont subsister au sein de la famille et se répercuter sur les relations fraternelles durant plusieurs générations…

C’est alors Hamoudi Said, l’oncle de la fratrie composée de 6 garçons dont l’actuel patron de Bimo, Hamoudi Amar, qui va être choisi pour assurer la charge de superviser et de développer les biens en indivision.

Amar, fils de Mohamed Akli, n’a réellement commencé à participer aux affaires familiales qu’à partir de 1971 suite à son mariage et va réussir à récupérer la gestion de tous les fonds en numéraire.

En 1975, les Hamoudi vont alors acquérir leur première unité industrielle à travers la SARL BM créée entre Said, Mohand Said, Arezki, et Amar le fils de Mohamed Akli et actuel propriétaire de BIMO, et ce grâce à des prêts bancaires et privés, garantis par les biens en indivision.

En Octobre 1979, lors de l’augmentation de capital de la SARL BM, alors qu’il s’était préalablement désisté au profit de son fils Amar, Papa Mohamed Akli va s’inviter dans les statuts de l’entreprise et s’imposer comme 5ème associé de la société BM…

Il va alors tout faire pour s’accaparer de la gestion opérationnelle et effective de l’entreprise, créant une ambiance délétère en son sein, au point que Hamoudi Said va tomber malade et être hospitalisé à Paris.

C’est sur son lit d’Hôpital à la Pitié Salpêtrière et à la veille d’une opération chirurgicale au mois de Février 1982, qu’il va lui être demandé de signer une procuration générale au profit de… Hamoudi Amar, patron des industries BIMO !

C’est avec cette procuration qu’Amar Hamoudi va, à la fin du mois de Février 1980, décider de la cession des parts de Hamoudi Said dans la SARL BM au profit des autres associés, et décider de la nomination de son père, Mohamed Akli, comme gérant de la société…

Il sollicite Mohamed Akli son père, pour prendre la gestion de la nouvelle SNC Mohamed Akli et Cie, sise aux voûtes sur le quai Nord du port d’Alger, et ce même si réellement c’était Hamoudi Mohand Said qui administrait la SNC au quotidien…

Enfin, Amar Hamoudi, va vendre l’ensemble des biens immobiliers appartenant à Said Hamoudi, puis distribuer le produit de la vente à lui-même, son père, et ses oncles Ahmed, Mohand Said et Arezki

En Juin 1980, Hamoudi Said, qui va prendre connaissance de toutes ces opérations réalisées avec une trop bien grande célérité chez le notaire Mohamed Tahar Benabid, tentera vainement de procéder à un partage de biens. Le procès qu’il va intenter contre cet état de fait sera abandonné après sa une nouvelle détérioration de sa santé, les médecins lui ayant diagnostiqué un diabète, une cécité, en plus de ces séances de dialyses… Il décédera en Juillet 1983.

Amar Hamoudi et son père Mohamed Akli vont alors multiplier les acquisitions et les décisions concernant les biens en indivision.

Toujours chez le notaire Mohamed Tahar Benabid qui aura joué un rôle clé dans l’affaire des Hamoudi, Amar va créer avec son père Mohamed Akli, au mois d’Aout 1981, la confiserie Bulle d’Or avec les biens indivis et dans des locaux indivis, puis au mois de novembre 1982 la SARL Biscuiterie Moderne BIMO à Baba-Ali et la limonaderie Mitidja qui produit en plus des boisson gazeuses et jus de fruits, des capsules et bouchons couronnés. Les associés seront, en plus d’Amar gérant de la Limonaderie et de son père Mohamed Akli gérant de BIMO, les enfants de la seconde épouse Arezki et Mohand Said.

Devant ce qui s’apparente à une totale mainmise d’Amar et de son père dans les biens indivis de la famille Hamoudi et dans les entreprises créées, Arezki, devenu quinquagénaire, va décider d’introduire son fils Rachid dans les affaires, pour le porter dans la confiserie Bulle d’Or.

C’est ce qu’aurait d’ailleurs confirmé Amar à son cousin Rachid selon les témoignages recueillis auprès de plusieurs sources, et ce lors de l’augmentation du capital de la confiserie exécuté chez le Notaire Mohamed Tahar Benabid au mois d’avril 1984.

Sauf qu’il s’est avéré que ni Arezki, ni Mohand Said ni même Rachid fils d’Arezki n’avaient été portés sur les statuts de ladite confiserie et que toutes les déclarations d’Amar Hamoudi n’étaient que mensonges envers sa propre famille…

Une situation qui a choqué non seulement tous les Hamoudi, mais également l’ensemble des habitants du paisible village de Boghni, dans la Wilaya de Tizi-Ouzou.

Un Conseil de Sage du Village s’est réuni au mois d’Octobre 1984, dans le but de trouver une solution définitive devant ce qui avait été alors considéré comme une véritable Razzia sur les biens en indivision de la grande Famille Hamoudi, par Amar et son père Mohamed Akli.

Dans la prochaine partie de notre enquête, nous vous parlerons des problèmes de justice du jeune Amar Hamoudi et de son incarcération aves Noureddine H., ainsi que de toutes les tractations, les tentatives d’intimidation et les manipulations auxquels s’est livré celui qui n’a plus mis les pieds dans son village natal, dans le but de se soustraire au respect des termes des 2 compromis d’accords, allant jusqu’à récupérer les dédommagements qu’il avait consenti aux membres de sa famille grâce à ses tentaculaires connaissances dans l’Armée, le Gouvernement, la Justice et la Police…

Fin de la Deuxième partie.

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