Membre du FCE Version Haddad, les Bonnes Affaires de Ghani Meziane à l’Etranger !

Ghani Meziane, né au mois de Novembre 1959 dans la commune de Baraki dans la banlieue sud-Est d’Alger, est un homme d’affaires membre de l’ex FCE version Ali Haddad. Il a d’abord étudié le Droit à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou 1979 et 1983 puis à l’université de droit jean Médecin pour obtenir un DEA en Droit public.

Auteur : youness.amir@protonmail.com

En 1994, il créé avec son ex-associé Said Ladj qui depuis a fait dotation de ses parts à Fouad, son fils né à Alger au mois de Septembre 1970, la Société à Responsabilité Limitée Natra international, une société qui va se spécialiser dans la production et la distribution de Produits sidérurgiques auprès des grands utilisateurs sur le marché Algérien.

L’activité de Natra International se décline essentiellement en l’importation et la distribution de poutrelles, tôles et ronds à béton dès 1997, puis en la production de différents tubes Métallique pour la construction immobilière, suite à la création d’une unité de transformation de fer et acier au début des années 2000.

Devenue depuis une société par actions, au mois d’Octobre 2002 Ghani Meziane va augmenter le capital de Natra International à 1 Million de Dinars, puis au mois de Juin 2003 à 10 Millions de Dinars.

Natra International, qui a son siège à Boudouaou dans la Wilaya de Boumerdes à l’Est de la capitale Alger, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 9,5 Milliards de DA avec un capital Social de 1,5Milliards de DA.

Mais durant l’été 2005, Ghani Meziane va créer une succursale de sa société Natra International à la rue Jules Ledin, dans la ville française de Saint-Etienne en France, sans que cette société ne figure dans la rubrique filiale du site internet de la société.

Cette société, gérée par l’épouse de Meziane Ghani : Kamila Kohil, née au mois de Février 1970 et de nationalité algérienne, avait pour objet le commerce de gros de minerais et de métaux et a cessé son activité le 21 Février 2020.

Quelles raisons auraient pu invoquer Ghani Meziane dans cette démarche interdite par les autorités algériennes à cette époque ?

Nous savons tous que pour pouvoir transférer des devises à l’étranger, une majorité d’hommes d’affaires algériens à recours au marché noir, les grosses sommes de leurs transactions maintient, grâce à la règle de l’offre et la demande, un taux de change parallèle Dinars/ Devises bien plus haut que le taux de change officiel.

L’autre possibilité pour ces mêmes intervenants indélicats est le recours à la surfacturation, qui permet de transférer plus de devises au fournisseur que la valeur de biens ou services importés de l’étranger. Certains vont carrément, sachant que cela leur est totalement interdit, créer des sociétés à l’étranger pour devenir leurs propres fournisseurs…

Ce n’est qu’en 2015 que la Banque d’Algérie avait fixé les conditions de transfert de capitaux à l’étranger, pour les hommes d’affaires résidents, au titre de l’investissement réalisé dans d’autres pays et ce afin de booster les exportations hors hydrocarbures.

Ainsi l’investissement à l’étranger se doit d’être « en rapport avec l’activité de l’opérateur économique de droits algériens concerné ; doit avoir pour objectif de consolider et de développer cette activité ; ne doit pas porter sur des opérations de placements ou sur des biens immobiliers autres que ceux correspondant aux besoins d’exploitations des entités créées à l’étranger ou faisant partie intégrante de leur activité ».

De plus « l’opérateur algérien doit être exportateur régulier ». « Les revenus générés par l’investissement réalisé à l’étranger doivent être rapatriés en Algérie sans délais ». L’investissement doit être réalisé dans un pays « qui est transparent sur le régime fiscal ; dont la législation n’empoche pas l’échange d’informations et qui coopère avec les autres États en matière judiciaire et fiscale », ajoute le texte de la Banque d’Algérie.

Ne s’arrêtant pas aux conditions des autorités fiscales et monétaires de leur pays, Kamila Kohil et Ghani Meziane vont en 2008 s’en aller investir dans un tout autre domaine et dans un autre pays européen qu’est la Belgique.

En effet, le couple Ghani va se rapprocher de la société DATA CENTRE qui avait été préalablement créée, au mois d’avril 2008, par 3 administrateurs belges et avait, entre autres, pour objet social la gestion et l’exploitation d’hôtels restaurants et débits de boisson.

Dotée d’un capital de 750.000 Euros et gérant l’hôtel 3 étoiles Best Western City Centre sis au square Régina à Bruxelles, l’assemblée générale extraordinaire du mois d’Avril 2013 consacre Kamila Kohil comme administrateur de la société Data Centre, au côté de Ghani Meziane qui prend la présidence du Conseil d’Administration de ladite société.

Les Ghani s’installent alors à la rue Robert Scott à Uccle, dans la banlieue huppée du Sud-Ouest de Bruxelles, près du parc de Wolvendael, un des parcs forestiers majeurs de l’agglomération bruxelloise !

Le 4 Septembre 2020, le procès-verbal dressé suite à l’assemblée générale de la société DATA CENTRE renouvelle les mandats d’administrateurs de Ghani Meziane et Kamila Kohil jusqu’en 2025 !

J’ai transmis à Ghani Meziane un ensemble de questions pour lui demander comment il justifiait l’origine des montants nécessaire à l’acquisition de ces sociétés en France et en Belgique alors que la législation algérienne le conditionne, aucune réponse ne m’est parvenue.

Comme vous, je me suis également demandé comment il pouvait déclarer l’actif immobilisé dans la société DATA CENTRE qui dépassait les 4 Millions d’Euros, ainsi qu’une valeur d’acquisition immobilière qui dépassait les 5,6 Millions d’Euros et un bénéfice en 2019 qui avoisinait les 200.000 Euros, mais surtout si les services de la Banque Centrale et ceux du fisc algérien avaient été informés des avoirs étrangers de ce contribuable algérien.

Mais les investissements de Ghani Meziane à l’étranger ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

À la fin de l’année 2020, Ghani Meziane et Ladj Fouad, son directeur commercial export au sein de Natra International, vont créer une société basée en Suisse dénommée Acemar International SA, et ce en association avec plusieurs autres personnes de nationalité turque dont : Demir Dülger et Eser Olcay Avunduk.

Selon nos sources, la société turque Acemar, spécialisée dans la production et la commercialisation d’acier, serait également un des fournisseurs de Natra International…

Dotée d’un capital de 100.000 Francs Suisses, l’objet de la société suisse Acemar International SA est, entre autres, le négoce d’acier et de produits sidérurgiques. La société pouvant selon ses statuts créer des succursales et des filiales à l’étranger et participer à d’autres sociétés dans le pays et à l’étranger ainsi que mener toutes les transactions qui sont directement ou indirectement liées à son objet.

Dans mon courriel, j’ai bien évidemment demandé à Mr Ghani Meziane pourquoi il avait décidé de s’associer avec son fournisseur dans une société en suisse, et si cette association avait été autorisée par la Banque centrale comme l’exige la législation algérienne.

Dans ce même mail, j’avais également sollicité Ghani Meziane pour savoir comment il pouvait justifier la détention de devises à l’étranger ayant permis de prendre des actions dans les 100.000 Francs suisses du capital de l’entreprise. Aucune réponse ne m’est parvenue.

Le plus surprenant est que les deux associés turcs de Ghani Meziane et de Ladj Fouad avaient été, dès la fin de l’année 2017, cités dans les scandales des Paradise et Pandora Papers, pour des entités qu’ils avaient enregistrés dans les paradis fiscaux de Malte et des iles Vierges Britanniques, dont Acemar Europe Trading et Acemar International Limited, l’autre dénomination de la société dans laquelle est associé Ghani Meziane et Fouad Ladj !

Acemar International Limited est elle-même, aux côtés de Filomey Business Limited, actionnaire de la société Acemar Trading Limited basée à Malte…

Pour rappel, les Paradise Papers et les Pandora Papers, ont dévoilé une partie du monde nébuleux des paradis fiscaux, de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent.

Comme nous le savons, une société offshore peut permettre de couvrir des flux d’argent illicites, de cacher la corruption, le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale, le financement du terrorisme et la traite d’êtres humains et d’autres violations des droits de l’homme…

j’aurai aimé aimé que Ghani Meziane précise à nos lecteurs s’il savait que ses associés turcs avaient été dénoncés dans les scandales des sociétés off-shore, mais il n’a jamais répondu à mes sollicitations…

Lui qui avait étudié le droit, qui avait commencé sa fulgurante carrière en Algérie dans la société Bodi Pneumatique activant dans la vente de pneumatiques et de matériaux de construction ; après avoir trouvé un créneau porteur en Algérie dans l’acier et le métal et avoir contracté des facilités financières à travers les banques algériennes d’El Baraka et de la société Générale Algérie, Ghani Meziane va décider de transférer à l’étranger une partie de cette richesse créée en Algérie, contrevenant ainsi aux lois algériennes, à l’éthique du FCE, à l’économie nationale et à la morale.

Et malgré tous ses écarts envers le Pays, l’opérateur économique algérien Ghani Meziane ne s’est guère empêché de s’étaler sur les réseaux sociaux, reprochant à l’Armée de son propre pays d’être à l’origine de la défaite de l’équipe nationale de Football…

Un comble !

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