Les Bonnes Affaires d’Abdelali Blikaz et sa Famille à Marseille !

Abdelali Blikaz, né au mois de Mai 1946 à Ibn Ziad dans la ville de Constantine à l’Est de l’Algérie est un homme d’affaire et membre du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) version Ali Haddad. En 1966, il épouse Chafia Baha dans la ville de Jijel ou elle est née au mois de Mai 1949.

Auteur youness.amir@protonmail.com

Abdelali Blikaz est connu pour avoir, entre autres, acquis les Aciéries de l’Ouest, une usine d’acier se situant à M’sila en 2003 avec un crédit faramineux pour l’époque, puis pour avoir constitué en 2004 la Sarl Algerian Steel Industries à Hydra, sur les hauteurs d’Alger et en 2005 la Société par Actions les Aciéries de l’Est à Constantine.

Abdelali est également à la tête de la Société Générale Entreprise, sise dans le quartier d’El Biar et activant dans le secteur des Travaux et Bâtiment, tout comme il possède la société CIT Industrie automobile créée au mois de Novembre 2000 et a été importateur de la marque Citroën, certaines sources affirmant qu’il était alors associé avec le puissant général feu Smain Lamari.

Les société d’Abdelali Blikaz ont décroché de nombreux contrats de constructions publiques en s’adossant à la société turque Mimko, qui elle a achevé de nombreux projets tels le complexe hôtelier et de loisirs pour la police, ou pour l’armée algérienne comme l’hôtel de Tiaret, le complexe sportif couvert de Cherchell ou les deux salles polyvalentes avec toutes leurs installations auxiliaires du Ministère de la Défense Nationale.

En 2018, un média algérien indiquait que : « Abdellali Blikaz, qui était hyperpuissant du temps de Liamine Zeroual grâce à ses accointances avec le général Betchine, serait à lui seul « une gigantesque machine de prédation ». « Abdellali Blikaz serait en train de s’accaparer plusieurs terrains, y compris le patrimoine public, pour construire des hôtels et des promotions immobilières à Alger, Constantine, Annaba et Oran. D’énormes facilités, totalement injustifiées, lui seraient accordées par les walis de ces villes ».

Une percée dans les affaires qui lui a permis de dégager des bénéfices certains, mais dont une partie sera investie à l’étranger.

En effet, au mois de Décembre 1990, Blikaz va acquérir un bâtiment de 5 étages avec caves et rez-de-chaussée au Boulevard d’Athènes à Marseille. Pour cela, il recourt à la Société Civile Immobilière (SCI) Société Européenne Athéna ayant un capital de 10.000 Francs Français, qu’il a formée avec son épouse et ses filles nées à Constantine en 1967 et 1971.

Cet achat a coûté 4,5 Millions de Francs français à Blikaz aux fins d’exploiter l’établissement hôtelier dénommé Hôtel Normandie, qui appartenait depuis le mois de Mars 1977 à Abderrahmane Maachi, un autre algérien né au mois de novembre 1929 à Ain Beida et décédé à la fin de l’année 2000.

Abdelali Blikaz va alors contracter un prêt à la BNP et à la GIE Méditerranée, qu’il n’arrivera malheureusement pas à honorer à cause de difficultés financières, selon ses déclarations officielles signées et transmises aux autorités notariales et fiscales françaises.

Or comme nos lecteurs le savent, ce n’est qu’en 2015 que la Banque d’Algérie avait fixé les conditions de transfert de capitaux à l’étranger, pour les hommes d’affaires résidents, au titre de l’investissement réalisé dans d’autres pays et ce afin de booster les exportations hors hydrocarbures.

Ainsi l’investissement à l’étranger se devait d’être « en rapport avec l’activité de l’opérateur économique de droits algériens concerné ; doit avoir pour objectif de consolider et de développer cette activité ; ne doit pas porter sur des opérations de placements ou sur des biens immobiliers autres que ceux correspondant aux besoins d’exploitations des entités créées à l’étranger ou faisant partie intégrante de leur activité ».

De plus « Les revenus générés par l’investissement réalisé à l’étranger doivent être rapatriés en Algérie sans délais ».

Avant cette date de 2015, il était donc totalement interdit à tout algérien de détenir des affaires à l’étranger et cela, Abdelali Blikaz, devait certainement mieux le savoir que quiconque de par sa longue carrière dans le monde des affaires entamée dans les années 60…

Qu’à cela ne tienne, au mois de Juin 1995 en plein décennie noire, le couple Blikaz va céder l’ensemble de ses parts dans l’affaire hôtelière à ses deux filles associées dans la même SCI, avant que 90 % parts de la SCI ne soient à leur tour cédées pour la somme de 243.918,40 Euros au mois de Mars 2004 à Mme Nathalie Ammar Houri, née en 1967 à Djerba en Tunisie…

Enfin, au mois d’Aout 2004, les filles Blikaz vont se débarrasser céder leurs 20 % de parts à Nathalie Ammar Houri et à son époux Yvon Ammar, pour près de 60.000 Euros.

Nous avons contacté la famille Blikaz pour savoir comment ont pu être transférées ces sommes formidables alors que l’Etat algérien interdisait ces opérations à l’époque où ils ont mené leurs opérations immobilières en France.

Nous leurs avons également demandé s’ils avaient déclaré les revenus de leur acquisition et le produit de cette vente aux autorités fiscales algériennes.

À l’heure où nous publions notre enquête, aucune réponse ne nous est parvenue…

Se payer un hôtel, un appartement ou des sociétés à l’étranger, sans en avoir le droit, est, semble-t-il, bien plus répandu parmi nos hommes d’affaires membres de surcroit d’une organisation patronale censée être citoyenne.

Certains d’entre eux, qui veulent pourtant nous donner des leçons, n’hésitent pas un instant à trahir leurs engagements de transparence et de solidarité en faveur de l’intérêt général, pour leur seuls intérêts !

Pauvre Algérie…

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