Quelle Mouche a Piqué Mohamed Antar Daoud, l’Ambassadeur d’Algérie en France ?

Le 08 Mars 2021, Mohamed-Antar Daoud (MAD), a remis au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’emblème national aux membres de la famille d’Ali Boumendjel lors d’une cérémonie au siège de notre représentation diplomatique.

Cette cérémonie se devait d’être empreinte de solennité et d’émotion pour constituer un instant d’hommage et de profond recueillement, après la reconnaissance par l’Etat français de la torture et de l’assassinat du Martyr feu Ali Boumendjel.

Si elle a été certes marquée par l’observation d’une minute de silence, suivie de l’hymne national et de la lecture de la Fatiha du Saint Coran, de nombreuses personnes présentes ont été outrées de voir parmi d’anciens moudjahidines de la Fédération de France du FLN, des chefs de poste consulaire dans la région Ile-de-France et de l’ensemble du personnel diplomatique et administratif de l’ambassade, la présence du sinistre Abdallah Zekri, qu’ils ont nommément décrit comme Harki.

Ce dernier avait déclaré à un média algérien au mois d’Aout 2016 : « Comment puis-je être harki alors que j’étais gendarme en Algérie ?»

Pourtant, Abdallah Zekri, Président de l’Observatoire contre l’islamophobie au Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et Président du Comité des Mozabites d’Europe (CME), avait été confondu par le quotidien El Watan dans son édition du 9 janvier 2006, au même titre que son frère Brahim Zekri, d’être un ancien supplétif de l’armée française “sections administratives spécialisées” (SAS) durant la guerre de libération et agent des services de renseignements français en Algérie !

L’auteur de l’article qui avait été poursuivi en justice avait présenté lors du procès, la carte d’assurance sociale précisant la fonction de Brahim Zekri de supplétif SAS durant la guerre de libération, son attestation de travail signée par le Lt colonel Gabriel Bigeard et la liste des collaborateurs de l’armée française établie par le ministère algérien de la Justice, tout en soulignant au Magistrat que Zekri Brahim et son frère Abdallah avaient porté atteinte à la lutte de Libération nationale.

En outre, le même journaliste avait également présenté une lettre adressée en 1996 par le Wali d’Annaba, Mustafa Benmansour au Ministre de la Défense Nationale et au Ministère de l’Intérieur une correspondance des services de l’APC de Annaba datée du 13 octobre 2002, soulignant que Zekri Brahim et son frère Abdallah étaient déchus de leurs droits civiques !

Les observateurs présents à la cérémonie présidée par MAD, ancien journaliste à la télé algérienne avant d’être introduit au Ministère des affaires étrangères grâce à sa relation familiale avec le diplomate Med Seddik Benyahia, nous ont déclaré ne pas avoir saisi comment Zekri avait pu être convié à une cérémonie organisée au nom du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en souvenir des sacrifices des valeureux martyrs.

On se demande pour notre part quel message MAD voulait ainsi envoyer au peuple algérien, qui demeure dans sa totalité fidèle aux legs sacrés de nos Chouhadas, et comment son incompréhensible geste peut s’inscrire dans l’édification de cette Algérie nouvelle, que le Président de la République peine à concrétiser…

Il faut dire que depuis sa désignation au poste d’Ambassadeur à Paris, MAD et sa famille ne cessent de surprendre parmi les employés même de l’Ambassade.

En effet, l’épouse de Son Excellence, à peine installé à la Résidence de l’Ambassadeur à Neuilly sur Seine, décide de renvoyer le cuisinier algérien pour lui préférer momentanément un cuistot croate, qui ne semble d’ailleurs plus lui convenir… Le cuisinier algérien éconduit se retrouve livré à lui-même, errant dans Paris, seul et sans papier, ne pouvant retourner au pays en raison des conditions sanitaires actuelles. Une priorité absolue surement !

Mais ce n’est apparemment pas la seule pour les représentants du gouvernement algérien en France…

Au début du Mois de Mars 2021, la presse algérienne s’était largement fait l’écho de la récupération de biens appartenant à l’Etat algérien en France.

« Si Mohamed Antar Daoud, transformé en agent immobilier, a bien voulu donner en pâture à l’adresse de l’opinion publique l’information consistant en la récupération surmédiatisée de biens immobiliers algériens mis à disposition d’anciennes personnalités du Régime, c’est pour faire diversion sur la triste réalité qui entoure la gestion de l’école algérienne, et faire l’impasse sur les enfants de généraux et de personnalités pistonnées, employés de manière fictive et rémunérés par l’Ambassade même ! » assènera une source diplomatique.

Mais le plus choquant dans la démarche récente de notre Haut Représentant diplomatique à Paris est à venir.

Dans le cadre de la préparation du cinquième Comité Intergouvernemental de Haut Niveau Algéro-français (CIHN), prévu à Alger les 10 et 11 avril 2021, qui verra une importante délégation française présidée par le Premier Ministre français, Jean Castex et composé de Ministres et d’hommes d’affaires et de dirigeants d’entreprise, l’Ambassadeur algérien s’est déplacé en Avion à Alger.

Mais comment dès lors expliquer que Mohamed Antar Daoud n’ait pas pensé à faire profiter du voyage les 27 ressortissants algériens, dont des enfants, bloqués depuis fin février dernier à l’aéroport parisien de Charles-de-Gaules (CDG) ?

A moins que pour lui, dans cette nouvelle Algérie, il n’y ait plus de place aux Harkis qu’au Peuple !

Pauvre Algérie…

Amir Youness

youness.amir@protonmail.com

 

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