EXCLUSIF – L’Incroyable Jeu Trouble d’Alger et Des Emiratis pour l’Acquisition du Vaccin Chinois !

Au mois de Janvier 2021, un entretien téléphonique a eu lieu entre le Premier Ministre algérien, Abdelaziz Djerrad, et son homologue russe, Mikhaïl Michoustine. L’Algérie avait alors affirmé avoir choisi d’acquérir en parallèle un autre vaccin, en l’occurrence celui russe « Spoutnik V », un vaccin que le Président russe Vladimir Poutine avait pourtant déclaré être le premier vaccin éprouvé dès le 11 août 2020 !

Seulement Alger, qui vient d’homologuer le vaccin russe au titre d’une autorisation d’urgence par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, attend toujours les 500.000 doses du Spoutnik V, ayant fait l’objet d’une surmédiatisation tapageuse, ce qui avait d’ailleurs irrité les officiels moscovites !

Avec ces inacceptables ratés, il nous parait clair et nécessaire de lancer une véritable enquête sur ce gâchis et situer les responsabilités, quand on sait que la Guinée a commencé à vacciner sa population avec le Spoutnik-V dès le 30 décembre 2020, Conakry ayant commandé et réceptionné deux millions de doses du vaccin russe !

Mais cela n’empêche toujours pas les officiels algériens de fanfaronner et de se satisfaire de leur insupportable logorrhée, allant jusqu’à ambitionner en offrir aux tunisiens, et déclarant, selon le Pr Ryad Mahyaoui, membre du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, que les premières doses du vaccin anglo-suédois, Oxford-Astra Zeneca, arriveraient en Algérie en février prochain ! Une autre nouvelle date…

Le président chinois Xi Jinping avait promis que les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique, bénéficieraient d’un accès prioritaire à un vaccin COVID-19 produit en Chine lorsqu’il sera disponible à sa distribution.

A ce jour, au moins 20 pays ont acheté des vaccins COVID-19 produits en Chine, que sont celui développé par le laboratoire chinois Sinopharm de la China National Biotec Group (CNBG), ou celui CoronaVac produit par le fabricant Sinovac.

Soulignons que les vaccins chinois ont un avantage certain, puisqu’ils sont abordables et peuvent être conservés à des températures normales du réfrigérateur, ce qui constitue une excellente option pour les pays en développement, et ce en dépit du fait que les laboratoires occidentaux restent sceptiques sur l’efficacité des vaccins chinois.

Le vaccin du chinois Sinovac présenterait une efficacité globale de 50,4%, comme cela a été constaté lors des essais de phase finale du Brésil. Les experts ont toutefois déclaré que le résultat global était assez bon, puisqu’il se situait au-dessus de l’exigence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Enfin, l’autre atout majeur des vaccins anti-Covid chinois est le réseau de distribution pour les acheminer dans les pays africains. Rappelons qu’il a manifestement déjà été mis en place, grâce aux efforts de la Fondation Jack Ma et d’Ethiopian Airlines, qui ont déjà livré des tonnes équipements de protection individuelle (‎‎EPI)‎‎ contre la maladie du coronavirus, à travers le continent au cours des derniers mois.

Aussi de plus en plus de pays ont annoncé qu’ils achèteraient les vaccins COVID-19 de la Chine ou commenceraient des inoculations massives, malgré le fait que certains médias occidentaux aient remis en question leur efficacité et leur sécurité.

Le 13 Janvier 2021, l’Indonésie, ayant acheté 125,5 Millions de doses, avait déjà commencé ses vaccinations de masse avec le CoronaVac, le vaccin du fabricant chinois Sinovac Biotech. D’autres pays, à l’instar des Philippines ont signé un accord pour 25 millions de doses au même fabricant chinois, ou encore de la Jordanie, qui a d’ores et déjà lancé sa campagne de vaccination avec le vaccin chinois Sinopharm.

La Turquie, qui a accepté d’acheter 50 millions de doses de vaccin CoronaVac du chinois Sinovac, a reçu 3 millions de doses initiales, et a ainsi pu commencer l’inoculation de masse à l’aide du vaccin COVID-19 inactivé, en commençant par ses agents de santé.

L’Ukraine a, elle, opté pour le vaccin chinois Sinovac, acquérant 5 millions de doses du vaccin CoronaVac.

L’Algérie a, elle aussi, décidé d’acheter le vaccin chinois, et le premier lot n’arriverait selon nos sources pas avant le mois de février 2021. Nos sources nous ont confirmé que des représentants algériens s’étaient récemment déplacés en Chine, pour procéder à une bien tardive visite de l’usine de Sinovac.

En effet l’Algérie, qui est aujourd’hui sur la short-list chinoise des pays à livrer en priorité, s’est distinguée par une gestion catastrophique de l’approvisionnement des vaccins anti-Covid, démontrant l’amateurisme et l’énorme cafouillage de son gouvernement.

Pourtant, Sinovac a récemment proposé six (06) millions de doses à l’Algérie pour une livraison immédiate. Selon nos informations, l’offre avait été déposée à l’Ambassade d’Algérie en Chine et adressée au Premier Ministre Abdelaziz Djerrad. Des officiels chinois nous ont déclaré que l’Algérie n’avait jamais répondu à cette offre…

Selon plusieurs de nos sources, au 17 Janvier 2021, le Ministère de la santé n’avait toujours pas tranché définitivement sur quel vaccin chinois il allait opter, alors que le Président algérien avait exigé que la première campagne de vaccination devait débuter en janvier 2020…

Rappelons que cette annonce avait été faite mercredi 30 décembre 2019 par le porte-parole du gouvernement et Ministre de la Communication, Ammar Belhimer, à l’issue d’une réunion gouvernementale consacrée aux modalités d’acquisition du vaccin.

Selon plusieurs médias, Sinopharm était en négociation avec l’Algérie via une société basée à Abu Dhabi, dénommée Group 42 dirigée par son PDG Peng Xiao. Or cette société d’intelligence artificielle et de cloud Computing fondée en 2018 et basée à Abu Dhabi, ne possèderait, selon nos sources, aucune licence d’exportation pour des produits pharmaceutiques aussi sensibles !

Le New York Times et le Washington Post ont rapporté que cette société est probablement dirigée par Sheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des EAU et frère du prince héritier d’Abou Dhabi, président du fonds Mubadala.

Soulignons que l’application d’appel vidéo et vocal ToTok, qui appartient au Group 42, serait en fait une application d’espionnage qui permet aux EAU de suivre les conversations et les mouvements de ses utilisateurs. A ce titre elle a été supprimée par Apple et Google de leurs magasins d’applications respectifs !

Le New York Times, l’AP et le Washington Post ont rapporté que la société est probablement dirigée par Sheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des EAU et frère du prince héritier d’Abou Dhabi, président du fonds Mubadala.

C’est la cyber-société DarkMatter basée aux émirats arabes unis sous enquête du FBI, connue pour sa fameuse filiale Pegasus dirigée par le même Peng Xiao, qui contrôlerait indirectement le groupe 42 et emploierait d’anciens membres de la CIA et des responsables du renseignement israélien. Dernièrement, elle se serait même manifestée en piratant le compte de plusieurs ministères iraniens, l’institution mondiale du football FIFA, ainsi que plusieurs journalistes et dissidents, affirment plusieurs sources consultées… Impressionnant n’est-ce pas ? Mais pourtant ce n’est pas fini.

Avant de passer à l’administration du vaccin Sinopharm à grande échelle, les Émirats arabes unis ont participé, à la fin du mois de Juillet 2020, aux essais cliniques de phase trois du vaccin chinois, en travaillant avec Group 42 Healthcare, filiale de Group 42 !

Le plus intrigant est qu’au mois d’Août 2020, une société Group 42 a été fondée en Israël, filiale à 100% de la maison mère d’Abu Dhabi. A son conseil d’administration elle comptait Guy Harmelin, un médecin et investisseur israélien, et Martin Lee Edelman, un homme d’affaires basé à New York…

Les opérations du nouveau bureau israélien de G42 seront dirigées par une équipe d’experts des deux pays et se concentreront sur les soins de santé et les solutions de diagnostic Covid-19 avait déclaré Peng Xiao, PDG de G42.

Peng Xiao, PDG de G42

Or Edelman est également conseiller de Mubadala, ce fonds souverain d’Abu Dhabi, qui possède une participation dans Medgaz, le gazoduc qui relie l’Algérie à l’Espagne, et qui exploite, après le rachat de l’espagnol Cepsa et en partenariat avec Sonatrach, trois champs dans le Bassin de Berkine : Rhourde El Krouf, Bir El M’sana et le second champ le plus important du pays, Ourhoud, produisant au total plus de 130.000 barils par jour !

Certificat émis par les autorités chinoises pour l’exportation de produits pharmaceutiques

Si Group 42 travaille vraisemblablement de manière étroite avec le groupe chinois Sinopharm contrôlé par l’état Chinois, il ne peut, en principe, intervenir dans le processus d’approvisionnement pour l’Algérie, car non habilités à agir en ce sens.

“Il faut savoir que les autorités chinoises établissent un certificat unique au pays qui vient d’être sélectionne pour être livré en vaccin. Sans ce précieux sésame officiel, aucune entité, aucun intermédiaire ne peut prétendre jouer un quelconque rôle dans l’achat ou la négociation de produits pharmaceutiques sensibles'” Nous a affirmé un expert anglais investi dans ce secteur. Mais cela n’est guère réconfortant.

On se demande dès lors, si les autorités militaires algériennes ont réellement pris conscience que le recours du gouvernement Djerrad au vaccin anti-Covid, met le Pays dans une posture qui peut fragiliser sa position sécuritaire. Autrement c’est là véritablement le scandale de trop !

Pauvre Algérie…

YF.Cheikh                                                                                                                                             

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Photographie Ozan Köse AFP Getty Images

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