La Décision d’Abdelmadjid Tebboune qui Empêche Air Algérie de Décoller !

Le Ministre des Travaux Publics et Ministre des Transports par intérim, Farouk Chiali, a nommé Amine Debaghine Mesroua nouveau Président-Directeur Général (PDG) par intérim de la campagne aérienne Air Algérie.

Jusque-là, Amine Debaghine Mesroua était conseiller du PDG d’Air Algérie, Bekhouche Allache, relevé de ses fonctions samedi 9 janvier, par le Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune.

Amine Mesroua, est né le 16 avril 1961 (59 ans) à Tlemcen. Après avoir fréquenté le Lycée du Docteur Benzerdjeb à Tlemcen entre 1977 et 1980, il aurait rejoint l’Université d’Essenia à Oran.

Selon son profil public sur un site spécialisé, Mesroua aurait obtenu sa licence de transport aérien JAA ATPL au sein du centre de formation oxford à Londres entre 1986 et 1987. Après cela il déclare sur son profil LinkedIn avoir rejoint l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) à Toulouse, y obtenant une maitrise en transport aérien, entre 1998 et 1999 !

Or selon des informations publiées aujourd’hui, l’actuel PDG d’Air Algérie par Intérim aurait en fait obtenu un diplôme d’ingénieur des travaux publics, promotion 1982. Surprenant que Mesroua ait pu obtenir un diplôme d’ingénieur en 2 ans et surtout n’en avoir pas fait cas dans son parcours sur le réseau social professionnel !

Ce qui est par contre sûr et vérifié, est que M. Mesroua a été chargé de mission au sein de l’Entreprise Nationale de la Navigation Aérienne (ENNA). A ce titre il avait présidé, en sa qualité de représentant de l’Algérie, une réunion de Planification Opérationnelle d’Aérodrome organisée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui s’était s’est tenue du 11 au 13 Mai 2005 à Nairobi au Kenya.

Expert international en aviation civile selon sa biographie, Amine Debaghine Mesroua a été le représentant de l’Algérie et du Maghreb au conseil de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) entre 2016 et 2019 au Canada.

Son rôle y a été de porter la voix de l’Algérie dans le domaine du transport aérien en tant qu’État signataire de la Convention de Chicago, et à participer à l’étude des innovations en matière de politique et de normalisation du transport aérien.

C’est donc à une personne qui n’a jamais géré une entreprise, et qui n’a aucune qualification pour cette mission, qu’on confie la délicate mission d’assurer l’intérim de la Compagnie aérienne battant pavillon national, qui non seulement accuse un manque à gagner dépassant les 80 Milliards de Dinars à fin décembre 2020, mais vient d’être classée par le site spécialisé classement « Airline Ratings » parmi les compagnies les moins sûres au monde !

Certaines sources nous expliquent que ce choix a été conseillé au Président par Farouk Chiali, le nouveau Ministre des Transports par Intérim. Amine Debaghine Mesroua et lui seraient proches et tous deux originaires de la ville de Tlemcen…

Il y a quelques jours, précisément le 21 Décembre 2020, M.Mesroua avait publié une contribution sur le journal Liberté ou il donnait des solutions à la sortie de crise dans le secteur aérien induite par le Covid-19.

Amine Debaghine Mesroua – PDG par Intérim Air Algérie

Pour sortir de cette crise, écrit-il, il serait nécessaire de renforcer l’engagement en matière de sécurité, réparer des finances brisées des acteurs de l’aérien et surtout rouvrir les frontières.

Pour Mesroua, la lutte contre le virus, « ne signifie pas nécessairement détruire l’aviation, risquer des millions d’emplois, paralyser les économies et déchirer le tissu social international. »

Pour lui, les frontières peuvent être ouvertes en toute sécurité aujourd’hui, grâce au recours à des tests Covid-19 systématiques, que cela soit le PCR ou le test rapide antigénique.

L’expert international en aviation civile affirme par ailleurs, qu’il serait urgent de soutenir financièrement le secteur de l’aviation car, selon lui, il sert non seulement les compagnies aériennes, mais également l’ensemble de l’économie.

Mais là ou il surprend, c’est quand il affirme que ce soutien financier supplémentaire est nécessaire, mais ne doit pas augmenter la dette des compagnies aériennes. Une demande claire de subvention !

Celui qui vient de prendre la tête d’Air Algérie a donc informé de manière subliminale le gouvernement, que sans le secteur aérien, l’économie ne pourrait reprendre, et qu’il fallait donc ouvrir les frontières, mais surtout injecter de l’argent, beaucoup d’argent pour soutenir les compagnies aériennes !

Au final donc, il ne pense rien changer et espère que le trésor public continuera à renflouer les caisses d’Air Algérie comme il le fait depuis toujours…

Au lieu d’innover, de briller par de l’originalité dans les solutions à trouver, et faire montre de courage et de bon sens pour assainir la compagnie aérienne avec son sureffectif et ses pistonnés par exemple, ou en repensant sa stratégie et adapter sa gestion pour une meilleure efficience, le nouveau patron d’Air Algérie pense que c’est aux Etats et aux fournisseurs de se démener pour sauver la filière.

Comment s’expliquer dès lors qu’on ait pu nommer cette personne à la tête d’Air Algérie, malgré ses faibles ambitions affichées sur les médias, alors que le Président de la République vient tout juste de dégommer son prédécesseur, pour ne pas avoir tenu compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises !

N’y a-t-il plus de cadres de haut niveau et de véritables gestionnaires en Algérie ? va-t-on continuer à les marginaliser et les bloquer à des postes non stratégiques, quand ils ne sont pas tout simplement évincés pour des raisons de politique clanique qu’échafaudent des responsables inaptes ?

Rappelons que de tous ceux qui se sont succédés à la tête d’Air Algérie, le seul à avoir obtenu des résultats financiers positifs, était Mohamed Abdou Bouderbala, mais sa volonté de faire évoluer l’entreprise aurait, nous dit-on, rencontré une farouche opposition de ceux qui ont fait de la compagnie aérienne nationale leur chasse gardée.

A l’heure ou l’Algérie traverse une grave crise multidimensionnelle, Abdelmadjid Tebboune continue de naviguer à vue et, à cause de l’abyssale ignorance de son exécutif, condamne de facto Air Algérie au crash. Et probablement tout le Pays avec.

Pauvre Algérie…

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