Enquête Exclusive 2ème Partie – Le Petit Despote de l’Office Nationale de Météorologie, Échantillon Algérien de la Médiocre Gouvernance !

Voici la suite du premier article sur la palpitante enquête concernant l’Office National de Météorologie.

De ce fait, Brahim Ihadadene,  DG de l’ONM, s’est livré au trafic du recrutement en renforçant l’effectif du personnel de cette entreprise publique par un personnel hors filière météorologique (appartenant au corps commun et administratif) par copinage, cooptation malsaine, clientélisme, favoritisme et népotisme ! ’’ Nous affirme une source interne.

Il aurait, selon la même source, dévalorisé le corps des météorologistes, les privant de l’évolution de leur statut réel, tout en revalorisant le corps commun et administratif, composé essentiellement du personnel pistonné (électriciens, comptables, agents administratifs, chauffeurs, agents de sécurité…). Même le syndicat UGTA de cet office ne recèle aucun membre des filières météorologiques, rajoute notre source.

Ainsi, le 25 Juin 2020, le nouveau Comité de participation (CP) de l’Office National de la Météorologie a été installé, mais le DG de l’office de la météo nous dit-on, aurait pesé de tout son poids pour qu’il n’y ait aucun météorologue qui figure parmi les membres du bureau syndical UGTA (seul syndicat représentatif au sein de Météo Algérie).

Des informations étayées par le fait que tous les membres de l’instance syndicale de l’ONM appartiennent au corps commun et administratif de l’entreprise.

Bouras Technicien en génie Civil, Barni Aissa mécanicien, Reggaz comptable, Lounanssa Messaoud Chauffeur et secrétaire général de l’organisation syndicale UGTA, Othmani ​électricien de profession et chargé de l’organique de cette organisation syndicale, Beladjham comptable…

Comment dès lors espérer une possible défense des intérêts et droits des Météorologistes de profession avec des membres composant cette organisation syndicale UGTA qui ne connaissent en rien les difficultés et attentes de leurs pairs ?

Le DG de l’ONM a même interdit aux météorologistes de créer leur propre syndicat dans le but de protéger des intérêts occultes et d’exploiter ces diplômés dans le seul but d’augmenter le chiffre d’affaires de cette entreprise dont les seuls bénéficiaires sont au final les travailleurs du corps commun et administratif. Il faut que l’opinion publique sache qu’un chauffeur à l’ONM perçoit un salaire plus élevé qu’un météorologiste de profession, uniquement parce qu’il est secrétaire général de l’organisation syndicale UGTA de l’ONM !’’ Nous indiquera une de nos sources.

Et c’est ainsi que la Direction de l’ONM, sans force d’équilibre à l’intérieur de l’entreprise, peut s’adonner à tous les abus, comme celui de sanctionner avec acharnement les météorologues de professions en profitant du confinement imposé par le Covid 19 et la lenteur des procédures judiciaires qui en découleraient…

Nos sources nous ont fait part de plusieurs cas de licenciements abusifs, dont celui d’un météorologue et syndicaliste, licencié pour le motif fallacieux « d’abandon de poste » après avoir été privé de son « congé exceptionnel octroyé à tous les malades chroniques via le décret exécutif du 20-69, pour sécuriser la vie des travailleurs malades chroniques contre le COVID 19 ».

Selon les informations que nous avons pu recueillir durant notre enquête, Brahim Ihadadene aurait voulu à travers ce licenciement, empêcher l’exécution d’une décision de justice rendue le 15 Décembre 2019, ordonnant de faire réorganiser les élections syndicales tenues le 09 Juillet 2019 au sein de cette entreprise publique EPIC !

Avant de poursuivre notre enquête, nous avons, le 03 Août 2020, contacté par mail le service communication de l’ONM ainsi que Mr Ihadadene pour avoir des explications aux informations que nous allions publier, malheureusement aucune réponse de leur part ne nous est parvenue…

La manœuvre calculée du DG de l’ONM, consistant en la mise à l’écart de syndicalistes issus de la profession de météorologue, lui assurerait à l’évidence le support total des représentants syndicaux plus que choyés, mais également de pouvoir s’extraire de tout contrôle financier par le comité de participation, qui dispose, il faut le rappeler, de toutes les prérogatives en vue d’exercer un contrôle sur la gestion financière de cette entreprise publique…

Ainsi, nos sources nous ont indiqué que Brahim Ihadadene aurait « abusivement utilisé son emprise sur ce comité de participation afin de détourner l’argent destiné aux œuvres sociales pour la construction de 2 appartements, dans une partie retirée au sein de l’enceinte même de la direction générale de la météorologie à Dar El Beida, déclarant officiellement que c’était un projet de construction d’une salle d’archives météorologiques !

Une gestion aussi archaïque que despotique qui ont valu à l’ONM une sévère évaluation de la part de ses partenaires étrangers dans le cadre de l’exécution de la convention de collaboration scientifique et technique conclue entre Météo Algérie et Météo-France en date du 29 septembre 2016 à Toulouse et du programme d’appui à la mise en oeuvre de l’accord d’association Algérie-UE.

Car en plus de ses partenaires étrangers, l’ONM fait partie du réseau de centre climatique régional de l’Organisation Météorologique Mondial (OMM), tout comme il est en charge de la plateforme logicielle permettant la transmission des données météorologiques du Maghreb vers le système mondial de télécommunications.

« Pour atteindre les objectifs stratégiques et permettre à l’ONM de remplir au mieux ses missions régaliennes, l’Office doit combler certaines lacunes et faiblesses tant au niveau technique que managérial » ont écrit les partenaires étrangers lors de leur évaluation périodique de l’implémentation des programmes d’aide destinés à l’office de la météorologie algérienne.

« l’ONM applique actuellement pour ses produits commercialisables une tarification qui n’est basée ni sur l’estimation d’un coût de revient par produit, ni sur la compensation ou la couverture d’un niveau de charge engagé pour la production des prestations. L’Office ne dispose pas d’une comptabilité analytique permettant d’une part d’évaluer le coût des activités et des prestations, en vue notamment de définir une tarification des prestations basée sur les prix de revient, d’autre part servant d’aide à la décision pour l’optimisation des ressources. Un transfert de compétences s’avère nécessaire pour développer une culture de rentabilité financière des activités au sein d’un organisme amené à affronter la concurrence dans les années qui viennent, comme c’est cas des services météorologiques européens. » …

Alors que le Plan d’Action du Gouvernement a inscrit la dynamisation du développement des activités productives dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, du tourisme et de l’énergie ainsi que la préservation et l’extension des infrastructures en particulier dans les transports, en tant que priorités nationales, plusieurs projets européens pour la modernisation l’ONM en Algérie ont été lancés, afin d’assurer à l’office une augmentation de ses recettes hors-aéronautique et le renforcement de ses capacités de pilotage et de gestion.

Le budget global alloué par les partenaires étrangers à ces projets dépasse les 17 Millions d’Euros !

Serait-ce pour cela que le gouvernement maintient l’actuelle équipe dirigeante de l’ONM, manifestement incompétente, mais dont le remplacement pourrait faire reconsidérer l’accès aux programmes européens, risquant de ce fait contrarier le financement en devises de l’office rattachée au Ministère du Transport ?

Vous le saurez très prochainement, dans la troisième partie de notre incroyable enquête !

A suivre…

Fabienne Outar

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