Documents – L’Incroyable Note de Directeur du Trésor Algérien, Qui Ignore les Citoyens Contribuables !

Mr Fayçal Tadinit, Directeur Général du Trésor, prend enfin le relais, après sa longue absence, aidé par les résolutions prises lors du dernier conseil des Ministres du 26 Juillet 2020, sous la présidence du Président Abdelmadjid Tebboune.

Tadinit a, en effet, été sommé par sa hiérarchie d’adresser une missive à l’Association des Banques et des Etablissements Financiers (ABEF), afin de leur faire part des mesures prises pour la sauvegarde de l’économie contre les effets du Covid-19.

En effet, 4 mois après le confinement imposé à l’Algérie et qui a drastiquement réduit l’activité économique de tout le Pays, l’Etat vient à nouveau, tardivement peut-être, renforcer les premières décisions de sauvegarde des entreprises et de l’outil de production, décidées pour 6 mois en Mars 2020.

Dans ce document daté du 27 Juillet 2020, que nous avons pu nous procurer, Fayçal Tadinit expose le maintien des avantages de bonification des taux d’intérêts aux crédits d’investissement, alors qu’aucun décret exécutif n’a encore été signé en ce sens.

Il faut noter que ces dispositifs exceptionnels, relatifs aux règles prudentielles applicables aux banques et établissements financiers en matière de liquidités de fonds propres et de classement des créances, ont été décidés afin de faire face à la situation économique du Pays, et d’alléger la pression fiscale sur les opérateurs économiques.

Si aucune mesure pénalisante ne devrait être imposée, en principe, à toutes les entreprises algériennes, il est regrettable que ces mesures ne soient pas suivies d’effet pour les personnes physiques et autres contribuables qui ne sont pas touchés par ces décisions.

Les pouvoirs publics ont en effet demandé aux banques et autres établissements publics de procéder à une évaluation objective des préjudices subis et du manque à gagner de toutes les entreprises et petits métiers mais jamais aux individus…

Si Tadinit à son tour demande aux banques et autres établissements financiers d’accorder une oreille constante et attentive aux clients afin de les conseiller et leur apporter le soutien nécessaire durant la situation exceptionnelle que traverse le pays, rien n’a été annoncé en ce sens quant à un allègement de la pression fiscale subie par les citoyens.

Il faut savoir que les algériens qui paient leurs impôts à titre individuel ne sont pas les mieux lotis des contribuables, tant les mesures sont injustes et l’écoute inexistante.

« J’ai loué mon bien à titre d’habitation à une personne qui travaille pour une entreprise. Cette dernière prend en charge le loyer pour loger ce cadre et sa famille. Eh ben je dois débourser 15% du prix du loyer à l’Etat comme si mon bien était utilisé à titre commercial, au lieu de ne m’acquitter que des 7 % prévus dans le cadre d’une location classique. C’est injuste et personne ne veut nous écouter. Du coup on ne déclare plus rien ! » Nous affirme une source locale.

« Et dans ce cas se serait donc l’entreprise qui louerait ce bien qui serait celle à privilégier si on se réfère aux décisions rapportées par Tadinit ». Ajoute notre source.

Si tout le monde comprend qu’à l’heure actuelle, le plus important est de parer à l’urgence, il semblerait que la solidarité et la discipline doivent être de mise, afin d’éviter à ceux qui ne bénéficient d’aucune autre ressource de l’Etat que le recours à la location de leurs biens, de pouvoir vivre de ces revenus sains et déclarés, dont l’origine est légale et traçable et ne correspond à « aucun acte incriminé par le code pénal et la législation régissant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sans en être arbitrairement amputés »

Fayçal Tadinit – Directeur Général du Trésor Public Algérie

Alors que plus de 10 Milliards d’euros circulent sur le marché parallèle, alors qu’aucune autorité ne demande à quiconque de justifier les dépôts sur ses comptes bancaires en devises, alors qu’aucune institution n’a pu contenir la fraude et l’évasion fiscale, l’Etat, confronté à une chute brutale de ses revenus, maintient une pression fiscale injustifiée sur toute une frange de la population, pour maintenir son train de vie et celui des entreprises dont 60% ne créent aucune réelle richesse !

Affligeant…

Est-ce à nous journalistes, Monsieur le Directeur du Trésor algérien, Monsieur le Ministre des Finances de l’Algérie, de vous suggérer par exemple une réactualisation de l’impôt sur le Revenu Global relatif à l’exemple précédent ?

Ou d’appliquer un dispositif prévoyant par exemple l’annulation totale des pénalités, majorations et frais de recouvrement des impôts et taxes des contribuables individuels?

Et éventuellement plancher sur une réduction de 50% des amendes, pénalités, majorations et frais de recouvrements demeurés impayés depuis 2016, moyennant un versement, réévalué à la baisse au vu de la situation exceptionnelle, à pourvoir avant le 31 décembre 2020.

Voyons Messieurs Tadinit et consorts, relevez un peu le niveau !

 

Y.F.Cheikh

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