Azzedine Mihoubi Chez Les Gendarmes- Ce Complot Qui Risque de Le Mener en Prison.

Azzedine Mihoubi, l’ex Ministre de la Culture entre 2015 et 2019 et candidat malheureux à l’élection présidentielle algérienne de Décembre 2019, traverse une période bien difficile. Député de 1997 à 2002 et Ministre de la Culture de 2015 à 2019, ce natif de Ain Khadra dans la Wilaya de M’sila a été, selon nos sources, convoqué il y a quelque heures par la Brigade de Gendarmerie de Bab Ejdid.

Président du Rassemblement Démocratique National, parti politique longtemps présidé par l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia aujourd’hui incarcéré, Mihoubi fait l’objet depuis la fin du mois d’Avril 2020 d’une mesure d’Interdiction de Sortie du Territoire National (ISTN).

Alors qu’il est cité depuis le mois de Juillet 2019 dans une enquête des services de sécurité, concernant la gestion du ministère de la Culture, Mihoubi a été épargné jusque-là grâce à ses soutiens au sein d’une partie de l’armée et des services de renseignements algériens.

En effet, selon nos informations c’est le Général Wassini Bouazza, l’ex chef de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) , qui a couvert Mihoubi pour pouvoir l’imposer comme futur Président de la République, s’opposant frontalement au favori du régime et actuel Président de la République: Abdelmadjid Tebboune !

Il faut dire que Wassini Bouazza, aujourd’hui incarcéré à la prison militaire de Blida avait réussi à concentrer momentanément entre ses mains quasiment tous les pouvoirs sécuritaires en Algérie.

C’est lui qui avait imposé son ami le Colonel Kamel Remli, dont les compétences se sont révélées toutefois à la hauteur des exigences du poste, à la sécurité extérieure jusqu’à son remplacement par la présidence de la République le 16 Avril 2020 par le Général Mohamed Bouzit.

C’est également Wassini qui a installé son bras droit à la DGSI, le Colonel Nabil Benhamza, à la tête de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA).

Tout comme il avait manœuvré en coulisse pour limoger l’excellent Kara Bouhadba de la tête de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) pour lui préférer Khelifa Ounissi. Ce dernier ne cesse pourtant de déclarer à tout son entourage qu’il ne doit rien à Wassini et qu’il serait en contact téléphonique direct avec le Président de la République et que cela le rendait intouchable…

Pire encore, Soumeya Ounissi née Sennouci, la deuxième épouse du DGSN, emprunte la même démarche surprenante que son mari, en insistant sur sa relation avec l’épouse même du Président de la République qui protégerait son époux ! Un véritable Carnaval… Nous y reviendrons dans un prochain article.

C’est également Wassini Bouazza qui avait œuvré pour le limogeage du Colonel Smain de la caserne Antar pour y installer un autre ami à Khelifa Ounissi et élément bien plus malléable : le Colonel Yacine, lui aussi incarcéré à la prison militaire de Blida…

Rappelons que lorsque la maman du Colonel Yacine décédai, Khelifa Ounissi avait ordonné un jalonnement policier du lieu de résidence de la défunte jusqu’au cimetière !

Et c’est avec le même Khelifa Ounissi, qui se déclare maintenant opportunément pro-Tebboune, que le militaire Bouazza allait mettre en place un stratagème qui devait lui assurer, à lui est à ses amis, une puissance inouïe et une maîtrise de l’institution civile la plus importante de l’Algérie : La Présidence !

Pour cela, Wassini Bouazza avait été jusqu’à autoriser l’utilisation de photographies du voyage controversé d’Abdelmadjid Tebboune en Turquie et en Moldavie durant l’été 2017, en les remettant à Anis Rahmani, le sulfureux patron du groupe Ennahar, incarcéré lui aussi à la prison d’El Koléa depuis le Vendredi 14 Février 2020.

Ce dernier avait alors lancé une violente campagne médiatique durant la campagne présidentielle, revenant sur le passé de Ministre de Tebboune, de Premier Ministre d’Abdelaziz Bouteflika, sur l’affaire de la cocaïne dans laquelle avait été cité son fils et même des révélations sur ses réseaux d’affairistes. Tout avait été minutieusement entrepris pour nuire à Abdelmadjid Tebboune, tout en soutenant en parallèle et de manière ostentatoire Azzedine Mihoubi…

Voilà comment les relations nuisible et tentaculaires de la Issaba, que dirigeait Wassini Bouazza et ses complices au sein de l’appareil sécuritaire d’Etat, ont failli prendre au piège l’Algérie avec le consentement d’un alibi civil : Azzedine Mihoubi !

L’étau se resserre donc sur l’ex ministre de la culture, seul actuel rescapé de la bande avec Kehlifa Ounissi , mais dont la récente ISTN et la pressante convocation de la brigade d’investigation et de recherche de la Gendarmerie Nationale, préludent à une très probable incarcération ces prochains jours.

Y.F.Cheikh

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