La CNEP refuse un prêt au FCE

Les difficultés de Ali Haddad, le patron du FCE avec les autorités ne sont pas près de s’achever. Après avoir rencontré des difficultés à obtenir l’agrément de l’organisation patronale en tant que syndicat, Ali Haddad a reçu une fin de non-recevoir de la part d’une banque publique, la Cnep-banque, à qui il avait demandé un prêt de 250 milliards de centimes pour la construction d’un immeuble de 22 étages qui devra servir de siège pour l’organisation patronale.

Selon différents sources, la Caisse nationale d’Epargne et de Prévoyance estime que les garanties présentées par le FCE sont insuffisantes. En attendant, l’organisation patronale reste encore locataire et change constamment de locaux au grès des contrats qu’elle signe avec des propriétaires privés.

Avant cette déconvenue, le Forum des chefs d’Entreprises a déjà connu des difficultés concernant sa demande de se transformer en syndicat. Le ministère du Travail ne lui a toujours pas livré le précieux sésame !

En Même temps,  Ali Haddad, le patron du Forum des Chefs d’entreprise (FCE), le principal patronat algérien, a publié une longue tribune dans les colonnes du prestigieux quotidien économique Les Echos pour tenter de convaincre les investisseurs étrangers de venir s’installer massivement en Algérie afin de faire des bonnes affaires.

“Toutes les entreprises présentes en Algérie sont unanimes. Leur succès rapide a tenu à une raison principale : celle d’avoir décidé de s’installer alors que d’autres s’interrogeaient encore. Entreprendre en Algérie ou avec l’Algérie, c’est vraiment maintenant !”, affirme ainsi dans sa tribune le milliardaire algérien qui veut séduire les investisseurs français pour les ramener en Algérie.

“Quatrième économie du continent africain avec des gisements d’investissements importants qui ne sont pas encore exploités, l’immensité du pays, la taille de sa population (40 millions) et sa stabilité en font un des marchés les plus attractifs de la Méditerranée”, a-t-il développé encore pour rassurer des investisseurs français découragés par les problèmes et dysfonctionnements internes de notre pays.

“L’Algérie renferme aussi dans son sous-sol 20 % des réserves mondiales des « terres rares », un groupe de métaux dont les propriétés sont très recherchées dans de nombreuses applications de pointe et base essentielle de l’industrie des hautes technologies”, a estimé le milliardaire algérien qui se donne à un exerce très difficile, à savoir celui de gommer la très mauvaise de l’Algérie à l’étranger.

“Les entreprises françaises, en raison de la proximité historique entre les deux pays, ne s’y sont pas trompées”, croit savoir enfin Ali Haddad selon lequel  “à côté des entreprises « historiques » comme Renault, le Groupe PSA, Lafarge, ENGIE, CMA-CGM, BNP, Société Générale, Total, Schneider-Electric, et les acteurs de l’agroalimentaire et des services, on voit arriver de nouveaux acteurs sur des marchés porteurs”.

Séduire et rassurer les investisseurs étrangers est une mission noble. Mais le patron du FCE est-il l’homme idéal qui convient à cette tâche sensible qui requiert une compétence et une réputation sans faille ? Le doute est permis lorsqu’on planche sur le dossiers scandaleux qui font en ce moment l’actualité en Algérie. Des dossiers où le nom d’Ali Haddad est régulièrement cité.

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