Le département d’Etat américain évoque des “détenus politiques” en Algérie

Comme à chaque année, le département d’Etat américain a rendu public un nouveau rapport sur l’état des libertés en Algérie. Et une fois n’est pas coutume, le gouvernement américain évoque des « détenus politiques » dont personne n’entend parler en Algérie.

Dans son rapport sur les libertés politiques, le département d’Etat évoque entre autres des cas de « détenus politiques ». «Le gouvernement continue de nier que 160 personnes qui demeurent incarcérées depuis les années 1990 sont des prisonniers politiques, et a affirmé qu’ils ne sont pas éligibles pour être graciés dans le cadre de la charte de Paix et de Réconciliation car ils ont commis des crimes violents durant le conflit interne », note le document qui ne précise pas de quels détenus il s’agit. Car, en dehors des anciens chefs terroristes qui n’ont pas bénéficié de la grâce présidentielle, personne ne connaît réellement de détenus politiques en Algérie.

Par ailleurs, le document indique que « Les observateurs locaux et internationaux prétendent que les autorités ont occasionnellement utilisé des lois antiterroristes et des lois restrictives à la liberté d’expression et d’assemblée publique pour détenir des activistes politiques et des critiques virulents du gouvernement ».

Au sujet des libertés d’expression, le rapport du département d’Etat précise que celles-ci sont restreintes malgré une apparente liberté de ton. « Bien que le débat public et les critiques du gouvernement sont très répandues, les journalistes et les activités estiment être limités dans leur capacité à critiquer le gouvernement publiquement dans des sujets dépassant des ‘’lignes rouges’’ non écrites », lit-on dans le document. « Certains grands médias ont fait l’objet de représailles directes et indirectes pour avoir critiqué le gouvernement », précise encore le rapport.

Les atteintes aux libertés sont étendues aux réseaux sociaux. «Les activistes ont rapporté que certaines publications sur les réseaux sociaux peuvent résulter en une arrestation et interrogatoire. Les observateurs ont globalement compris que les services de renseignements surveillent de près les activités sur les réseaux sociaux, y compris Facebook, des activistes politiques et des droits de l’Homme », écrivent les rédacteurs du rapport.

Les autorités algériennes ne se sont pas exprimées sur un rapport qui survient à une année d’une élection présidentielle déterminante.

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